mardi 1 octobre 2013

Un homme amputé parvient à contrôler sa jambe artificielle par la pensée


Un homme amputé parvient à contrôler sa jambe artificielle par la pensée


Une équipe de l'Institut de réadaptation de Chicago (Rehabilitation Institute of Chicago, RIC), dirigée par Levi Hargrove, un ingénieur biomédical, vient de réussir à équiper un homme amputé d’une jambe artificielle contrôlée par le cerveau.

Il ne s’agit pas de la première jambe bionique, puisque d’autres équipes avaient déjà réussi à mettre au point des membres bioniques. Mais souvent, ils nécessitaient l’usage d’une télécommande ou de mouvements exagérés des muscles pour indiquer à la jambe bionique le changement d’un type de mouvement vers un autre. En outre, avec le nouveau prototype, le porteur n’a pas besoin de repositionner sa jambe bionique après s’être assis.


Le premier bénéficiaire de cette technologie très prometteuse est un homme de 32 ans qui a perdu son genou et la partie inférieure de sa jambe dans un accident de moto. Le RIC a publié la semaine dernière une vidéo dans le New England Journal of Medicine où on le voit en train de monter et descendre des escaliers, et shooter dans un ballon de football. Dans la vidéo ci-dessous, on le voit marcher dans la rue, d’une façon étonnamment fluide et naturelle.

« A notre connaissance, c’est la première fois que les signaux neuronaux ont été utilisés pour contrôler à la fois un genou motorisé et une prothèse de cheville », a déclaré Hargrove.

Pour réussir cet exploit, les chercheurs ont utilisé les signaux musculaires pour amplifier les messages envoyés par le cerveau lorsqu’une personne a l’intention de se déplacer. Pour ce faire, des chirurgiens ont redirigé certains des nerfs qui contrôlaient auparavant les muscles de la partie inférieure de la jambe afin qu’ils contractent certains muscles de la partie préservée de la cuisse. 

Des capteurs situés dans la jambe bionique mesurent les impulsions électriques provenant des muscles nouvellement commandés par ces nerfs ainsi que des autres muscles.

Les chercheurs espèrent que cette technologie pourra être proposée à d’autres personnes dans les 3 à 5 ans.

Source :express.be

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